Quelles sont les missions de votre avocat fiscaliste pour les infractions fiscales ?
Avocat fiscaliste pour les infractions fiscales. Si vous êtes visé par une procédure pour fraude fiscale, abus de droit ou dissimulation de revenus, ou faites l’objet d’une enquête ou d’une plainte de l’administration fiscale transmise au parquet, l’assistance de votre avocat sera primordiale. Les poursuites pénales pour fraude fiscale ou infractions assimilées peuvent concerner aussi bien les dirigeants d’entreprise que les particuliers, à la suite d’un contrôle fiscal ou d’une dénonciation obligatoire au procureur de la République.
Ces situations exposent à des sanctions particulièrement lourdes, tant sur le plan patrimonial que personnel : peines d’amende, emprisonnement, interdictions professionnelles, atteinte à la réputation. Face à ces enjeux, l’assistance d’un avocat expérimenté en contentieux pénal fiscal est essentielle pour anticiper, contester ou limiter les conséquences des poursuites.
Me Ravaute et Me Pouget, tous deux Docteurs en droit, sont avocats à la cour, respectivement au barreau de Marseille et au barreau d’Aix-en-Provence. Ils interviennent dans l’ensemble des dossiers mêlant fiscal et pénal. Vos avocats mettent en relation la réalité des faits avec les textes du Code général des impôts, le Code pénal et la jurisprudence récente, afin de défendre efficacement vos intérêts devant l’administration comme devant les juridictions répressives.
Votre avocat réalise notamment :
- l’analyse du dossier fiscal et pénal ;
- la préparation aux auditions, perquisitions et garde à vue ;
- la contestation des redressements à l’origine du dossier pénal ;
- la mise en œuvre des recours et nullités de procédure ;
- la négociation d’une CRPC ou d’une CJIP ;
- la défense à l’audience correctionnelle ;
- la coordination de la défense fiscale et pénale pour réduire les risques financiers et réputationnels.
I. Le délit de fraude fiscale : définition et éléments constitutifs
Le délit de fraude fiscale (articles 1741 et suivants du Code général des impôts) sanctionne toute tentative volontaire d’échapper à l’impôt, notamment par :
- omission ou dissimulation de déclaration ;
- irrégularités comptables (écritures inexactes ou fictives) ;
- organisation d’insolvabilité ;
- usage de faux ou montage artificiel ;
- domiciliation fiscale fictive à l’étranger.
L’infraction suppose une intention frauduleuse, que le parquet et l’administration doivent prouver. Votre avocat intervient dès la phase d’enquête ou de vérification pour contester le caractère intentionnel des faits, faire valoir les erreurs de bonne foi et vous défendre devant le juge pénal comme devant le juge de l’impôt.
II. Les peines encourues et leurs circonstances aggravantes
Les sanctions prévues par l’article 1741 du CGI sont lourdes :
- peine de base : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende ;
- circonstances aggravantes : jusqu’à 7 ans de prison et 3 000 000 € d’amende lorsque la fraude est commise :
- en bande organisée,
- au moyen de comptes ou structures à l’étranger (fiducies, trusts, sociétés interposées, etc.),
- via faux documents, fausse identité ou domiciliation fictive,
- par actes artificiels ou interposition d’entités fictives.
Des peines complémentaires peuvent aussi être prononcées : interdiction d’exercer certaines fonctions, privation de droits civiques, affichage et publication de la condamnation, exclusion des marchés publics. Une réduction des deux tiers de la peine d’emprisonnement est prévue pour l’auteur ou le complice qui avertit l’autorité administrative ou judiciaire et permet d’identifier les autres auteurs ou de faire cesser l’infraction (Loi n° 2025-532 du 13 juin 2025, art. 31).
Votre avocat fiscaliste pour les infractions fiscales assure votre défense face à ces risques, en recherchant la relaxe, l’atténuation de la peine ou la requalification des faits en simples irrégularités fiscales.
III. Analyse des conditions de la poursuite par votre avocat fiscaliste pour les infractions fiscales
A. Dénonciation obligatoire au parquet
Depuis la loi du 23 octobre 2018 (article L.228 du Livre des procédures fiscales), l’administration doit dénoncer au procureur de la République les dossiers réunissant :
- des droits éludés supérieurs à 100 000 € ;
- assortis d’une majoration de 100 %, 80 % ou 40 %, notamment en cas d’activité occulte, abus de droit, dissimulation de prix ou de revenus, non-déclaration d’avoirs à l’étranger ou manquement délibéré répété sur 6 ans.
Le seuil est abaissé à 50 000 € pour les personnes assujetties à l’obligation de déclaration de patrimoine (membres du Gouvernement, parlementaires, etc.). Dans ces cas, le parquet a l’initiative des poursuites, sans plainte préalable de la DGFIP.
B. Plainte sur avis de la Commission des infractions fiscales (CIF)
Pour les autres cas, l’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation : elle peut déposer plainte après avis favorable de la CIF, dans un délai de six ans à compter des faits (le délai étant suspendu pendant l’avis de la commission, jusqu’à six mois). Votre avocat vous assiste dès la phase de contrôle ou de transmission au parquet, afin de prévenir la plainte, contester la procédure devant la CIF et assurer une défense coordonnée entre le contentieux fiscal et pénal.
IV. Les procédures alternatives : CRPC et CJIP – Avocat fiscaliste pour les infractions fiscales
Deux procédures permettent d’éviter un procès public :
- la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) ou « plaider-coupable », ouverte aux personnes physiques ;
- la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), applicable aux personnes morales (article 41-1-2 du Code de procédure pénale).
Elles permettent de négocier une amende transactionnelle, des obligations de conformité, et la publicité ou non de la décision. Votre avocat fiscaliste vous accompagne dans la négociation avec le parquet, la présentation des arguments atténuants (bonne foi, collaboration, régularisation) et la validation de l’accord par le juge.
V. Autres infractions pénales à caractère fiscal
Le Code général des impôts prévoit plusieurs délits connexes :
- mise à disposition d’instruments de fraude fiscale (article 1744 du CGI) : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 250 000 € d’amende, doublés si la fraude est facilitée par internet ;
- refus collectif de l’impôt (article 1747 du CGI) : 2 ans d’emprisonnement et 9 000 € d’amende ;
- escroquerie à la TVA (article 313-1 du Code pénal) : punie des peines de droit commun de l’escroquerie ;
- fausses comptabilités ou documents falsifiés (article 1772 du CGI) : 5 ans de prison et 4 500 € d’amende.
Votre avocat fiscaliste pour les infractions fiscales intervient dans tous ces cas, tant pour les dirigeants que pour les professionnels (experts-comptables, conseils, etc.), en garantissant la régularité de la procédure et la proportionnalité des peines.
VI. Stratégie de défense et articulation fiscal / pénal
La spécificité du contentieux pénal fiscal réside dans la double répression : les sanctions fiscales (majorations, intérêts de retard) s’ajoutent aux sanctions pénales. La défense exige donc une approche globale :
- coordination entre avocat fiscaliste et pénaliste ;
- contestation du redressement pour neutraliser la base de la fraude ;
- recours au verrou de Bercy et aux nullités de procédure ;
- recherche de transaction ou de CJIP.
Votre avocat fiscaliste pour les infractions fiscales construit une stratégie sur mesure pour protéger le patrimoine et la réputation du contribuable, tout en limitant le risque d’emprisonnement et les sanctions pécuniaires.
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